Licence VV Fuerteventura 2026 : arrêt des nouvelles autorisations ? Quel risque réel pour votre bien immobilier
L'été 2026 à Fuerteventura s'ouvre avec une ombre portée sur le marché des locations courte durée. Le Cabildo de Fuerteventura et le Gobierno de Canarias évaluent avec une sériosité croissante l'introduction d'un moratoire sur les nouvelles licences VV (Vivienda Vacacional), une mesure qui, si elle était approuvée, gèlerait de facto toute nouvelle autorisation de location touristique sur l'île. Ce n'est pas de la science-fiction : c'est le scénario qui se concrétise tandis que des milliers de touristes affluent sur les plages de Corralejo, Sotavento et Jandia. Et tandis que les flux de visiteurs battent des records, les propriétaires immobiliers et les investisseurs doivent jongler avec une réglementation en évolution rapide susceptible de modifier radicalement la rentabilité de leur actif.
Quiconque a acheté un appartement à Fuerteventura ces dernières années dans l'objectif de le rentabiliser via des plateformes comme Airbnb ou Booking doit comprendre immédiatement ce qui se passe, car les décisions à prendre dans les mois à venir pourraient faire la différence entre un investissement rentable et un bien bloqué dans un vide réglementaire.
Le contexte : pourquoi parler de moratoire sur les licences VV aux Canaries
La pression sur le marché du logement aux Îles Canaries est devenue insoutenable. Au cours des trois dernières années, le nombre de biens enregistrés comme Vivienda Vacacional dans l'archipel a connu une croissance exponentielle, soustrayant du parc locatif le stock disponible pour les résidents et faisant exploser les prix des loyers à long terme. Fuerteventura ne fait pas exception : selon les données du Registro de Turismo de Canarias, l'île compte aujourd'hui plus de 18 000 lits enregistrés dans le circuit des VV, soit une augmentation dépassant les 40% comparée à 2021.
Ce phénomène a généré une réaction sociale et politique significative. Les protestations des résidents locaux, de plus en plus exclus du marché immobilier en raison des prix gonflés par la demande touristique, ont poussé les autorités canariennes à envisager des outils restrictifs similaires à ceux déjà adoptés à Barcelone, Amsterdam et Lisbonne. Le moratoire sur les nouvelles licences VV est l'instrument le plus direct : fermer les robinets de l'offre touristique privée pour rendre des appartements au marché résidentiel.
Le débat politique aux Canaries s'est intensifié au cours du premier semestre 2026, avec des propositions allant de la simple suspension temporaire des nouvelles autorisations jusqu'à des mécanismes de zonage qui limiteraient les VV à des zones spécifiques de l'île, excluant les centres urbains où la pression sur le logement est plus forte.
Ce que prévoit la réglementation VV actuelle à Fuerteventura
Pour comprendre ce qui changerait avec un moratoire, il faut partir de la réglementation en vigueur. En Espagne, la réglementation des Viviendas Vacacionales relève de la compétence des Communautés Autonomes, et les Canaries ont développé un cadre normatif spécifique basé sur le Décret 113/2015, intégré et modifié à plusieurs reprises au cours des années suivantes.
Actuellement, pour obtenir une licence VV à Fuerteventura, le bien doit être classé comme résidentiel, respecter des exigences techniques spécifiques (surface minimale, équipements, accessibilité), et le propriétaire doit soumettre une Declaración Responsable au Cabildo, accompagnée d'une documentation d'urbanisme et cadastrale complète. Le processus, en conditions normales, prend entre 30 et 90 jours, mais dans la pratique les délais se sont considérablement allongés en raison de l'augmentation des demandes.
Un moratoire suspend ce processus : aucune nouvelle déclaration responsable ne serait acceptée, aucun nouveau numéro d'enregistrement VV ne serait attribué. Celui qui n'a pas encore régularisé son bien se retrouverait dans la pire des situations : un actif acheté ou rénové en pensant aux locations courte durée, mais incapable d'opérer légalement sur le marché touristique.
C'est précisément dans ce scénario que l'équipe de RockOcean Group travaille intensément avec ses clients, les aidant à comprendre leur situation réglementaire actuelle et à agir avant que d'éventuels blocages ne rendent impossible toute régularisation.
Les risques concrets pour celui qui dispose déjà d'une VV et celui qui ne l'a pas encore
La situation n'est pas la même pour tous. Il faut distinguer clairement trois catégories de propriétaires :
1. Celui qui dispose déjà d'une licence VV active. En principe, les droits acquis devraient être protégés par tout moratoire. Les autorisations déjà accordées restent valides. Cependant, existe le risque que des réglementations futures introduisent des conditions supplémentaires pour le renouvellement ou la continuité opérationnelle : adaptations techniques, plafonds maximums de nuits louables par an, ou contributions obligatoires à des fonds pour le logement social. Ce n'est pas un scénario irréaliste : cela s'est déjà produit dans d'autres destinations européennes.
2. Celui qui a soumis sa demande mais n'a pas encore reçu son numéro d'enregistrement. C'est la catégorie la plus vulnérable à court terme. Si le moratoire survenait pendant la procédure bureaucratique, le dossier pourrait être suspendu ou rejeté, laissant le propriétaire dans une zone très grise difficile à gérer. Urgence maximale pour cette catégorie.
3. Celui qui possède un bien mais n'a pas encore engagé le processus de licence VV. Le risque est de rester définitivement exclu du marché des locations courte durée à Fuerteventura, du moins tant que le moratoire n'est pas levé ou modifié. Avec la demande touristique à des niveaux historiquement hauts — en 2025, l'île a dépassé les 12 millions de présences touristiques — cette exclusion a un coût économique très concret.
Pour celui qui loue déjà sans licence — une pratique malheureusement encore courante — les conséquences peuvent être encore plus graves : des amendes pouvant atteindre 300 000 euros pour les violations graves selon le Testo Refundido de la Ley de Turismo de Canarias, avec signalement obligatoire aux plateformes en ligne qui sont tenues de retirer les annonces non conformes.
Quelle est la véritable valeur d'une licence VV sur le marché immobilier de Fuerteventura
Au-delà des aspects réglementaires, il y a une question purement économique que chaque investisseur doit garder à l'esprit : la licence VV est devenue un actif en elle-même. Sur le marché immobilier de Fuerteventura, un appartement disposant d'une licence touristique active vaut en moyenne de 20 à 35% de plus qu'un bien identique dépourvu d'autorisation. Cet écart est destiné à s'amplifier encore si le moratoire est introduit, rendant les licences existantes encore plus précieuses du fait de la rareté.
Le marché des locations courte durée à Fuerteventura affiche des rendements bruts variant entre 6% et 12% annuels selon la zone, la catégorie du bien et la gestion adoptée. Corralejo, avec son marché mature et sa demande internationale stable, reste le point de référence, mais des zones comme El Cotillo, La Pared et Puerto del Rosario affichent des taux de croissance supérieurs grâce à une pression concurrentielle encore contenue.
Avec un moratoire en vigueur, ces rendements seraient accessibles uniquement à celui qui est déjà dans le système. Pour tous les autres, l'alternative serait la location à long terme — avec des loyers moyens se situant à Fuerteventura autour de 900 à 1 400 euros mensuels pour un T3 dans les zones touristiques — ou la vente du bien sur un marché qui pourrait subir une correction significative dans le segment des appartements non licenciés.
Se protéger : les démarches à entreprendre maintenant avant qu'il ne soit trop tard
La fenêtre de temps pour agir pourrait être très étroite. Les discussions politiques sur les moratoires aux Canaries avancent rapidement, et l'histoire des autres marchés européens enseigne que lorsque les restrictions arrivent, elles arrivent de façon soudaine, souvent sans longue période de transition pour celui qui est resté en retrait.
Voici les priorités concrètes pour les propriétaires de biens à Fuerteventura :
Vérifier immédiatement la situation réglementaire du bien. Cela signifie vérifier la classification cadastrale, la conformité urbanistique et la présence ou l'absence d'éventuels obstacles à la présentation de la Declaración Responsable. De nombreux biens, notamment dans les urbanisations plus anciennes, présentent des irrégularités qui doivent être régularisées avant d'engager le processus de licence.
Engager la procédure de licence VV sans attendre. Même si les délais bureaucratiques se sont allongés, celui qui présente sa demande aujourd'hui pourrait se trouver en position avantageuse par rapport à celui qui attend encore quelques mois. Dans certaines interprétations juridiques, la date de présentation de la Declaración Responsable constitue le moment pertinent pour établir les droits acquis.
Évaluer la rénovation ou l'adaptation du bien. Les exigences techniques pour les VV aux Canaries incluent des spécifications précises sur les superficies, les équipements et la sécurité. Un bien non adapté aujourd'hui risque de ne même pas pouvoir engager la procédure, indépendamment du moratoire.
S'en remettre à des professionnels du secteur qui connaissent le marché local. Ce n'est pas le moment de s'en remettre à des solutions maison ou à des consultants non spécialisés. RockOcean Group opère quotidiennement sur ce marché, avec une connaissance approfondie des spécificités réglementaires de Fuerteventura et des relations avec les entités locales compétentes. Pouvoir compter sur quelqu'un qui vit et travaille sur l'île — et non sur quelqu'un qui la gère à distance — fait une énorme différence quand il s'agit de naviguer dans un contexte réglementaire en évolution rapide.
Le scénario futur : à quoi s'attendre dans les 12 prochains mois
Il est raisonnable de supposer que le cadre réglementaire sur les VV à Fuerteventura continuera à se durcir. La trajectoire est claire et suit un schéma déjà observé dans d'autres destinations touristiques européennes : introduction d'abord d'exigences techniques plus strictes, puis limitation par zones, puis moratoire temporaire, puis révision structurelle du système de licences. L'Espagne et les Canaries n'inventent rien de nouveau — ils suivent simplement un chemin déjà tracé par Amsterdam, Barcelone et Palma de Majorque.
Cela ne signifie pas que le marché des locations courte durée à Fuerteventura soit destiné à disparaître. Cela signifie que celui qui sera déjà dans le système — avec la licence en poche, le bien adapté et une gestion professionnelle — bénéficiera d'une demande touristique croissante avec une offre de facto bloquée. Une combinaison qui, pour celui qui est correctement positionné, peut signifier des rendements encore supérieurs à ceux actuels.
Le message qui émane de ceux qui gèrent des biens à Fuerteventura depuis des années en est un seul : le moment d'agir est maintenant, pas après l'été, pas après avoir vu comment la situation politique se développe. Sur le marché immobilier des destinations touristiques, celui qui attend de voir finit généralement par attendre trop longtemps.
RockOcean Group est disponible pour soutenir propriétaires et investisseurs à chaque étape du processus : de la vérification de la conformité du bien au lancement de la procédure de licence VV, du conseil sur la valorisation de l'actif à la gestion opérationnelle des locations courte durée. Une approche intégrée qui s'appuie sur la connaissance réelle du marché de Fuerteventura, et non sur des prospectus génériques élaborés à distance.
Le moment d'agir est maintenant, avant qu'un moratoire ne transforme un choix stratégique en opportunité perdue.
Vous possédez un bien à Fuerteventura ? Contactez RockOcean Group sur WhatsApp au +39 351 502 8613 pour une consultation gratuite.